élections municipales et communautaires

Les 15 et 22 mars 2020

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Bien gérer les ressources de la Ville en dépensant autrement

Notre objectif n’est pas de dépenser plus, mais de dépenser autrement, avec la participation des habitants et au plus près de leurs besoins.

La ville de Mons-en-Barœul a des niveaux d’imposition parmi les plus faibles de la Métropole et un niveau d’endettement quasiment nul. Elle a été gérée avec rigueur ces dernières années, il faut le reconnaître, mais cette rigueur a parfois eu le goût de l’austérité pour les services offerts aux Monsois.es. Les dépenses d’investissements sur fonds propres ont été privilégiées, au détriment des dépenses de personnel ou de fonctionnement, compressées au-delà du raisonnable. Au quotidien, cela se traduit par des services plus chers, notamment pour la cantine scolaire dont les prix sont plus élevés, pour la majorité des quotients familiaux, que dans les villes voisines comme Lille, Lambersart ou encore  Villeneuve d’Ascq. De la même façon, le montant des subventions accordées aux associations monsoises est, en moyenne par habitant, 20 % inférieur aux subventions aux associations des villes françaises comparables.. Alors oui, il nous faudra réorienter certains budgets, dépenser moins ici pour dépenser plus (et mieux) ailleurs. Un peu moins sur les grands projets d’investissement, un peu plus sur le fonctionnement et les services du quotidien, d’autant que les subventions de l’État pour la rénovation urbaine (ANRU 2) contribueront déjà à un niveau élevé d'investissements sur la prochaine mandature.

Car une gestion rigoureuse des finances communales, ce n’est pas dépenser toujours moins, c’est utiliser au mieux les ressources au service des habitants. Est-ce de bonne gestion, par exemple, de dépenser près d’un million d’€ d’argent public – certes pour moitié financé par la Métropole – pour créer 25 place de parking rue du Général de Gaule ? Est-ce de bonne gestion de consacrer 103 164 € d’investissement à l’éclairage « bling bling » de l’immeuble de la « Pépite », en face de la salle Allende ? Dans le même temps, faut-il négocier des prix toujours plus bas pour la restauration scolaire, au détriment de la qualité ? Tout est une question de priorité : en 2018, chaque repas de cantine était facturé 2,2 € à la Ville par son prestataire, très en-dessous de la moyenne nationale des prix de restauration scolaire. Y consacrer un peu plus d’argent aurait permis une amélioration très significative de la qualité des repas, bien médiocre aujourd’hui. La Ville n’en avait pas les moyens ? À chacun d’en juger : augmenter de 20 % l’enveloppe consacrée à l’achat des repas aurait couté 100 000 € par an, moins de 0,5 % du budget de fonctionnement et le même montant que ce qui a été consacré en 2017 à l’éclairage de la « Pépite ». Il est vrai que cela fait de plus jolies images sur papier glacé pour le magazine municipal que ce qu’il y a dans l’assiette quotidienne de nos enfants…

Il est aussi possible de mobiliser d’autres ressources, en se dotant des moyens humains pour aller chercher davantage de subventions ou en recourant à l’emprunt. Naturellement, il n’est pas question d’endetter la Ville pour couvrir les dépenses de fonctionnement. Mais pour certains investissements, par exemple ceux qui permettront de réaliser des économies d’énergie sur les bâtiments et équipements municipaux, un emprunt permet de mobiliser les financements nécessaires sans hypothéquer l’avenir de la collectivité. C’est même aujourd’hui un choix de « bonne gestion » alors que, pour les collectivités locales, les taux d’intérêt sont à des niveaux historiquement bas, inférieurs à l’inflation.